L’industrie du doublage me pue au nez.

Ces 2 derniers jours, j'ai loué 2 films, en fait 1 pour moi et 1 pour ma conjointe.  Le premier était Indiana Jones 4, le second était Sex and the City.

Constat: Une chance qu'on les a loué, car si on avait payé le gros prix pour ces films, je me serait fait un malin plaisir de les renvoyer au magasin sur le champ.  C'est un véritable scandale de traduire les films avec des voix qui ne correspondent pas à ce qu'on s'attend!  Si je désire les acheter, j'irai très certainement les chercher du côté de Amazon France pour avoir la voix de la région 2.

Bien sur il y aura quelques crinqués qui viendront me dire qu'à part la version originale, il n'y a rien d'autre de vrai.  Vous avez raison.  Mais étant donné que comme plusieurs francophones je ne suis pas assez bon en anglais pour me taper un film au complet sans me concentrer à traduire tout le long, je préfère mettre mon cerveau à off et l'écouter en français.

Le problème principal de ces films n'est pas qu'ils ont été traduit au Québec.  Est-ce que les traducteurs sont mauvais? non.  Est-ce que le choix de mots, la synchro ou autre ne sont pas bon? Non.  Tout est fait avec une extrême qualité et un professionnalisme exemplaire. 

Le problème, dans le cas de Indiana Jones en premier, est que lorsque Harrison Ford est traduit au Québec, il change souvent de voix!  Lorsqu'il est traduit en France, sa voix, qui est excellente, est la même depuis 1982.  L'acteur qui a été assigné pour Harrison Ford est toujours le même.  L'insulte vient donc du fait qu'on s'attend à une voix, qu'on associe à un visage, et on a autre chose.  Même si la voix d'Alain Zouvi est très bonne et correspond très bien lorsqu'elle est appliquée à 1 acteur peu ou pas connu,  ça ne marche pas pour Harrison Ford.  Il aurait absolument fallu avoir la voix de Richard Darbois.

Pour ce qui est de Sex and the City, c'est un autre problème qui arrive souvent lorsqu'une série télé sort en version cinéma.  Les séries américaines sont rârement traduites au Québec, mais les films le sont souvent.  Donc on se retrouve à écouter un film avec des voix qui ne correspondent pas à ce qu'on a entendu pendant plusieurs années.  Je désire écouter prochainement le dernier film des X-Files, mais si je n'ai pas les voix de Mulder et Scully que j'ai entendu pendant 7 saisons dans la série, ainsi que dans le film qui a sorti après la saison 6, je vais être extrêmement déçu.

L'industrie de la traduction au Québec devrait considérer la clientèle plus sérieusement.  Un excellent exemple qui me vient à l'esprit concernant un succès de traduction au Québec, c'est pour l'acteur Mel Gibson.  Depuis plusieurs années, sa voix est toujours la même, c'est à dire celle de Hubert Gagnon, d'une extrême qualité, et constante.  Et sa voix est québécoise.  Cet exemple m'amène à dire qu'on peut facilement utiliser le même acteur pour faire plusieurs voix différentes sans problème, à condition que l'acteur traduit conserve la même voix.  En effet, le traducteur de Mel Gibson est aussi celui de Homer Simpson, et jamais il ne me vient à l'esprit de confondre Homer et Mel lorsque j'écoute 1 ou l'autre.

Un autre exemple qui me vient à l'esprit concernant l'importance d'avoir une voix constante, est le film Fourmiz.  Lorsque je l'ai vu au cinéma, malgré que ce soit un dessin animé, j'ai immédiatement reconnu les voix de Woody Allen et de Sylvester Stallone.  La version cinéma avait été traduite en France.  Lorsque je l'ai loué plus tard, il avait été traduit au Québec avant la sortie en club vidéo.  J'ai donc eu la désagréable surprise de ne plus aimer le film, juste à cause du changement de voix. 

Je vais bientot passer une bonne commande à passer chez Amazon.fr pour avoir les bonnes versions des voix des films que je désire.

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